Les polluants d’intérieur

Les effets des polluants d’intérieur sur la santé


Contrairement à l’idée perçue, l’air qu’on respire à l’intérieur des habitations et des lieux publics sont également soumis à de forts degrés de pollution. Même s’ils ont très peu fait l’objet d’étude, les effets des composés volatils (COV) sur la santé sont bien réels. On les retrouve dans plusieurs produits du quotidien et nous ignorons le plus souvent le risque lié à leur utilisation. Petit tour d’horizon pour découvrir les effets des polluants d’intérieur sur la santé.


Quelles sont les sources de pollution de l’air intérieur ?
La question mérite d’être posée puisque nous sommes censés être en sécurité à l’intérieur. Nous connaissons déjà tous qu’il existe de réels risques délétères en respirant l’air à l’extérieur, surtout dans les grandes villes où sévit la pollution. Mais ce que nous ignorons, c’est qu’il existe également à l’intérieur de nos habitats des sources de pollution.
Le matériel utilisé chez vous
Les sources des polluants physico-chimiques de l’air intérieur sont reparties en majorité dans le matériel utilisé pour équiper les habitations. On peut ainsi retrouver des COV dans des équipements tels que des tapis, le plancher ou encore de la peinture. Même s’ils sont parfois contenus en petite quantité, les produits chimiques contenus dans ces matériaux représentent un risque sur le long terme puisqu’ils sont respirés continuellement.


Les produits d’entretien
Les polluants de l’air intérieur se retrouvent en grande partie dans les produits d’entretien qu’on utilise au quotidien. Une étude menée par le CSTB et INERIS a mis en exergue la présence de formaldéhyde dans près de 91 % des produits testés. Bien qu’à faible dose, ce composé de la famille des aldéhydes peut représenter un véritable problème sanitaire au fil du temps.
Les effets d’une mauvaise qualité de l’air intérieur sur la santé
Les effets sur la santé des composés organiques volatils de l’habitat dépendent des produits inhalés, de leur concentration et du temps pendant lequel ils sont inhalés. Des estimations tablent sur le fait que la population perd environ 9 à 13 mois d’espérance de vie à cause de la pollution de l’air intérieur. Les symptômes peuvent se faire ressentir immédiatement lorsque la concentration est forte. On peut ainsi avoir une certaine gêne, des nausées, des crises d’asthme, des asphyxies, de dysfonctionnements du système ORL.
Mais, ces symptômes à court terme ne sont pas les seuls à être présents. En effet, il peut arriver au fil du temps des problèmes sanitaires plus aigus. On pense notamment aux cancers, aux maladies cardiovasculaires, aux dysfonctionnements respiratoires, aux problèmes dermatologiques. Et pour ce dernier cas, on note une croissance assez importante du nombre de personnes allergiques. Une étude de LISS effectuée sur 2 536 enfants nés entre 1997 et 1998 dans la ville de Leipzig et ses environs a montré une corrélation entre l’exposition aux COV et les manifestations allergiques telles que l’eczéma.
Quelles sont les mesures à prendre contre la pollution de l’air intérieur ?


La réglementation en ce qui concerne la pollution de l’air intérieur évolue au fil du temps. Certains produits hautement toxiques comme l’amiante ont déjà été interdits de vente. Cependant, la route est encore longue et il sera à votre charge de tenir compte de certaines règles afin de modérer l’exposition aux produits polluants.
Utilisez des produits qui contiennent le plus petit nombre de polluants. L’étiquette COV vous permet ainsi de juger du taux d’émission des composés organiques volatils ;
Installez des appareils performants et prenez soin de les entretenir ;
Faites attention au mode d’emploi de produits et respectez les dosages ;
Lutter contre l’humidité en vérifiant l’étanchéité de vos murs ;
Ne jouez pas aux apprentis chimistes en mélangeant des produits susceptibles de provoquer des émanations dangereuses.